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Portefeuille d'action ETF lazy PEA : uniquement un tracker Europe ?

Investir en ETF sur PEA : physique ou synthétique ?

Cette discussion porte sur le choix entre un ETF physique et un ETF synthétique pour un plan d'épargne en actions (PEA). Un membre, cricri77700, souhaite une stratégie d'investissement passive et simple, se posant la question de la pertinence d'un seul ETF Stoxx 600 (réplication physique) pour son PEA. Il interroge les participants sur les avantages et inconvénients de cette approche par rapport à une diversification plus large, notamment vers les marchés américains et émergents.

Les membres débattent des aspects clés de l'investissement, notamment la diversification géographique et sectorielle. Certains soutiennent l'idée qu'un seul ETF Stoxx 600, bien que limitant la diversification, offre une gestion du risque acceptable grâce à la couverture en € et à l'inclusion de grandes entreprises européennes ayant une présence mondiale. D'autres soulignent le manque de diversification et la nécessité d'inclure les marchés américains (GAFA) et émergents pour un rendement optimal. Le potentiel de croissance à long terme des marchés américains et émergents est mis en avant comme argument principal pour une diversification au-delà de l'Europe.

La discussion s'étend ensuite à la comparaison entre ETF physiques et synthétiques. Un point central est le rendement et la gestion du risque liés aux frais, incluant les taxes sur les dividendes. Les participants analysent les frais de gestion, les taxes de prélèvement à la source sur les dividendes étrangers (environ 7% pour un ETF Vanguard FTSE Europe), ainsi que les risques de faillite de la société de gestion. Ils précisent qu'avec un ETF physique, les actifs sont protégés par un dépositaire, minimisant le risque de perte totale. Le débat sur la faillite de la société de gestion et la fraude est tranché : le risque est minime pour les ETF indiciels, dû à la réglementation et à la gestion transparente.

Enfin, la question de la complexité de la gestion d'un portefeuille d'actions est abordée. L'un des arguments en faveur de l'ETF est la capacité à limiter les erreurs de gestion du risque liées à l'impulsivité et au *market timing*. Le choix entre ETF physique et synthétique se résume finalement à une question de préférence personnelle et d'éthique pour certains, préférant la détention physique des actifs plutôt que la réplication synthétique.


#52 05/06/2018 03h11

Membre (2013)
Top 50 SCPI/OPCI
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Bonjour cricri,
J’avais lu plusieurs papiers à ce sujet il y a 2/3 ans maintenant, qui allaient dans le sens de WhiteTiger. Sur les marchés très ouverts et liquides, la réplication synthétique n’est pas vraiment plus performante, ou à la marge sur le tracking error, ce dont se moque un investisseur long terme. En théorie pourtant, je pensais qu’il serait possible de mieux gérer les taxes.

Maintenant, sur des marchés plus contraignants comme les pays émergents, les small cap, il y a un léger avantage à la réplication synthétique. Mais ça reste minime car les réplications physiques ont dans ce cas tendance à "tricher" elles aussi en faisant du Sampling.
ex : Ishares MSCI Emerging Markets - EEM : "BFA uses a representative sampling indexing strategy to manage the Fund"

Au niveau du risque je pense qu’on en a déjà parlé ici. Pour résumer il y a eu au départ quelques craintes sur la réplication synthétique ce qui a poussé le législateur à mettre en place des gardes-fous. Si je ne dis pas de bêtises, certains émetteurs ont alors décidé d’être encore plus protecteurs en garantissant un collatéral excédentaire à tout moment par exemple.

Pourtant il y a toujours eu des sources de risque propres à la réplication physique (sauf exception). On peut citer le recours au prêt de titres, même si cette pratique a pas mal régressé pour plusieurs raisons :
- au départ la SdG gardait l’essentiel du revenu généré par le prêt -> c’est maintenant l’inverse, ce qui est forcément moins rentable pour la SdG
- si on ne veut aucun risque, il faut prêter une faible portion de l’actif, que des big cap, tout en exigeant des garanties -> mais dans ce cas ça ne rapporte rien. ex : 0,03% sur l’année pour le Ishares MSCI Europe.

Autre source de risque propre aux ETF physiques : l’échantillonage = on achète beaucoup moins de valeurs que ce que contient l’indice.

De toute façon, la question du choix de la réplication se posera de moins en moins car la part de marché des ETF synthétiques est en chute libre. Il suffit de voir comment Lyxor les converti un à un alors que c’était un des plus gros fournisseur d’ETF synthétiques.

Le débat initial était justifié mais malheureusement j’ai l’impression que le choix du type de réplication par l’émetteur repose désormais davantage sur des éléments marketing et oublie les avantages de la réplication synthétique (coût, taxes, accès à certains marchés). En ce qui nous concerne, je pense que la possibilité de s’exposer via son PEA à des marchés internationaux compense amplement les éventuels aspects négatifs.

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#53 05/06/2018 09h52

Membre (2014)
Réputation :   738  

ENTJ

Bonjour.

Après quand on creuse, on constate également que entre le synthétique et le physique il n’y a pas trop de différence concernant le risque en effet.

Mais je préfère me dire que j’ai en portefeuille les 600 valeurs en direct via un etf que du air liquide pour du sp500 ..


Utilise ta connaissance et ne te noie pas dedans!

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